En toute hanami’tié !

Actualité vineuse

La beauté est toujours fugace et fragile : c’est d’ailleurs ce qui la rend si fascinante.  Il faut savoir la cueillir et… l’accueillir… elle devient alors comme une joie lumineuse qui éclate en nous.

En ce moment, la délicate floraison des prunus est une féérie du visible. Au détour d’une rue, au milieu du bruit et de l’urbain, notre regard est soudainement saisi par des grappes éclatantes de fleurs blanches ou roses, qui décorent l’hiver et en annoncent le glas…

Voici venu le temps de l’hanami, cette célébration contemplative de la beauté végétale, cette communion collective sous les cerisiers en fleurs (sakura en japonais) ! L’hanami signifie « regarder les fleurs » ou plus précisément « voir la beauté des cerisiers en fleurs« . Au Japon, les sakuras sont l’objet d’un véritable culte national au printemps :  les familles et groupes d’amis courent célébrer leur beauté en pique-niquant sous les arbres des parcs. La fête se transforme alors en véritables banquets de plein air gargantuesques et arrosés !

Historiquement, l’hanami était une célébration plutôt « réservée » à l’aristocratie japonaise qui percevait dans toute cette profusion de fleurs belles et éphémères, une véritable métaphore de la vie. Les paysans se servaient quant à eux de la floraison des cerisiers pour prédire la qualité de la récolte à venir, et en profitaient pour faire des offrandes aux arbres.

Hâtez-vous de goûter à l’hanami des prunus, le pic de floraison (mankaï) – ce climax de la beauté florale printanière – approche à grands pas !

Pour que la communion n’en soit que plus totale, profitez-en pour ouvrir ce Saumur-Champigny « Hanami » de Sébastien Bobinet, cuvée nature (vinifiée en macération carbonique et sans sulfitage), tendre (élevage court) et délicate, gourmande et très aromatique (une bombe de fruits rouges) !

851109

Un de mes hotspots « hanamissiens » préférés se trouve au sein du vignoble d’Irancy dans l’Yonne :

randonnee-cerisier-irancy-bourgogne

Cela vaut bien un haïku du maître Kobayashi Issa (1763-1828) pour rendre hommage à ce paysage (di)vin :

Être rien qu’en vie

à l’ombre des cerisiers

cela est miracle…

 
 

 

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