Une nouvelle pépite languedocienne…

Itinéraire capiteux

Avec le Clos de la Barthassade (Guillaume et Hélène Baron), l’esprit bourguignon souffle sur le vignoble d’Aniane…  Cette petite pépite viticole languedocienne est sans doute une future grande référence de demain (NB: le domaine a été désigné « révélation 2017 » par la Revue des Vins de France)!

Inspirés par leurs expériences professionnelles en Bourgogne (et pas chez n’importe qui, jugez-en par vous-même :  Sylvain Pataille à Marsannay, Dominique Derain à Saint-Aubin, domaine de La Pousse d’Or à Volnay), Guillaume et Hélène Baron ont réalisé leur première vendange en 2014.

Leur parcellaire de 9,25 ha cultivés en bio est constitué en totalité de vieilles vignes (30-40 ans) sur terrasses caillouteuses. Pour les cépages rouges : grenache noir, syrah, mourvèdre et cinsault répartis sur les communes de Montpeyroux et Jonquières. Pour les cépages blancs : roussanne et chenin cultivés sur la commune de Saint-Saturnin dont le terroir argilocalcaire est propice à l’expression d’une belle fraîcheur en blanc. A l’avenir, le domaine devrait d’ailleurs y expérimenter du chardonnay !

Le nom du domaine provient de cet îlot de vignes complantées en cinsault/mourvèdre/grenache de part et d’autre d’un chemin bordé d’oliviers et tirant son nom du bois qui se situe en contre-bas de l’îlot (en occitan, le bartàs signifie « buisson, broussaille »).

Les vignes sont cultivées en bio avec des doses de cuivre réduites au minimum, la taille est sévère, puis les vignes sont épamprées et soigneusement ébourgeonnées. Les raisins sont vinifiés de manière traditionnelle : levures indigènes, raisins partiellement ou totalement égrappées en fonction de la maturité des rafles, très peu de SO2 lors de la vinification, encuvage et décuvage par gravité, foulages et méthodes d’extraction très douces, durées de cuvaison entre 2,5 semaines et 3 semaines.

Le domaine a mis les moyens : une cuverie récente haut de gamme qui permet de réaliser des vinifications parcellaires dans des cuves inox thermorégulées, et un élevage dans des fûts/demi-muids produits par les meilleures tonnelleries artisanales du monde (Stockinger, François Frères etc). Les moyens sont clairement à la hauteur des ambitions du domaine.

 
Les raisins blancs sont vinifiés puis élevés en fûts et demi-muids après débourbage statique, à la bourguignonne. La durée d’élevage varie entre 12 et 15 mois sur les blancs et 12 à 24 mois sur les rouges. Globalement, le domaine utilise très peu de bois neuf et a également recours aux œufs béton de 7hl pour certaines cuvées.
Le domaine produit :
– 2 cuvées en AOC Terrasses du Larzac (« Les Gravettes » : 50% grenache/30% cinsault/20% syrah, et « Les Ouvrées » : syrah majoritaire/grenache/mourvèdre) ;
– 5 cuvées en IGP Pays de l’Hérault (dont deux blancs : un 100% cinsault blanc absolument bluffant, et la cuvée « les Cargadous » : chenin majoritaire/roussanne : plantage assuré à l’aveugle ! ).

Dégustation sur fûts du millésime 2016 :

Globalement l’ensemble des jus dégustés (grenache, cinsault, syrah, mourvèdre, chenin, roussanne) dégage immédiatement une réduction (liée à la difficulté de vinifier le millésime 2016 selon Guillaume Baron), mais qui (of course) préserve les jus et disparait rapidement à l’oxygénation.

Elle laisse alors éclater une bouche dense, un fruit charnu et gourmand, rehaussé d’un élevage bien intégré et porté par des tanins très fins. On est incontestablement face à une vinification technique, précise et très maîtrisée.

Focus sur deux cuvées du domaine :

  • IGP Pays de l’Hérault « Les Cargadous » 2015 : le nez dégage des senteurs de citron confit, de poire et de coing. La bouche pleine de richesse, s’illustre par de beaux arômes minéraux. Un vin équilibré, harmonieux, et ébouriffant !
  • AOC Terrasses du Larzac « Les Ouvrées » 2015 : le nez est très typé grenache (épice, fruits noirs), et le mourvèdre apporte une touche cacaotée. La bouche est friande, toute en rondeur, pleine, avec des notes de petits fruits rouges. Dieu que c’est bon et complexe!

Le Clos de la Barthassade réalise clairement des vins de haute voltige : on sent beaucoup de travail pour arriver à cette harmonie, cet équilibre et cette profondeur de fruit. Le style est tout en finesse : des vins infusés, peu extraits, avec beaucoup de fraîcheur. Un domaine à suivre de très près…

Sottimano, Il Baccho del Barbaresco

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Au cœur des douces collines verdoyantes des Langhe se love un superbe domaine viticole : le domaine Sottimano (http://www.sottimano.it/) ! Il couvre 18 hectares, intégralement situés sur les trois communes principales de l’AOC Barbaresco (Neive, Treiso et Barbaresco). Les vins élaborés par ce domaine sont authentiques, sincères, et très délicats.

Amphithéâtre de vignes au lieu-dit Cotta (sols argilocalcaires)

Le plus grand soin est apporté à la vigne pour préserver l’écosystème (aucun intrant, pose de nichoirs pour les oiseaux, couvertures florale et enherbée entre les rangs de vignes) : les images parlent d’elles-mêmes !

Assemblée de pissenlits dans la vigne

Le domaine privilégie une vinification peu interventionniste : fermentations naturelles (levures indigènes), macérations longues (1 an sur lie pour compléter la fermentation malolactique), élevages de 14 à 24 mois en barriques bourguignonnes (peu de fûts neufs, environ 10%), pas de collage ni de filtration. L’ajout de soufre est limité au strict nécessaire lors de la mise en bouteille.

Verdict de dégustation :

  • Au nez, on est vite bercé par une danse d’arômes : des effluves d’épices, des brassées de roses et de pivoines, des notes de tabac, de cuir, de menthol et d’eucalyptus…
  • En bouche, les vins sont charnus, et se distinguent par une grande noblesse aromatique : notes de cerises, de compotées de fruits rouges, de violette, de réglisse et de myrtilles en fonction des cuvées.

Toutes les cuvées du domaine sont portées par un fruit sain et mûr, et possèdent ce toucher de bouche qui évoque assurément les vins féminins de certains terroirs de la Côte de Nuits, où finesse et intensité se conjuguent (ex: Chambolle-Musigny)…

En définitive, le domaine Sottimano offre une gamme de vins où fraîcheur, finesse, élégance et complexité sont au rendez-vous. Des cuvées légères et délicates comme les fleurs de pissenlits…

L’automne : entre coulées d’or et feuillages pourpres…

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Les coteaux vermeils de la route des Grands Crus d’Alsace

« Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne. »

L’automne, Théodore de Banville.

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To (Cannu)bi or not to (Cannu)bi ? L’Italie au sommet !

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Barolo Cannubi 2005 (Azienda Agricola E. Pira et Figli, Chiara Boschis) : 100% nebbiolo

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Ce Barolo développe immédiatement des arômes de menthe et d’eucalyptus, et surtout une très belle fraîcheur. S’en suivent un bouquet d’épices (poivre noir), des brassées de violettes, des compotées de fruits rouges (cerises)…

L’élevage est totalement intégré (2 ans en fûts neufs). Le toucher de bouche évoque le pétale de roses.

C’est un vin démonstratif mais d’un grand raffinement, qui concentre tout le charme et l’élégance de l’Italie. Sa longueur est phénoménale. On est tout près du niveau d’un très grand bourgogne !

Pas étonnant, ce vin provient du cœur de vigne du Cannubi, ce grand cru historique (la plus vieille bouteille de ce cru date de 1732) située sur la commune de Barolo qui produit  « le roi des vins, le vin des rois » ! Ici, le sol est composé de marnes et de sable, et la vigne jouit de la meilleure exposition et du meilleur microclimat du secteur (altitude : entre 180 et 350 mètres). Si on tente la comparaison avec les climats de Gevrey-Chambertin, on pourrait situer le Cannubi au niveau du Chambertin !

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Bref, c’est un vin qui réchauffe le cœur comme les fraîches jonquilles, ces délicates cloches d’or printanières, aux essences subtiles…

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« Je suis l’idéal, je suis le rêve

qui réchauffe le cœur et fait verdoyer les bourgeons de l’âme.

Qui me cueille comble de joie ses jours ensoleillés par ma flamme.. »

Jean-Henry FABRE

Ici, on vous sert des altérations !

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Voici une illustration d’un zinc comme on n’en fait plus (qui aurait certainement plu à Raymond Depardon), un rade en formica qui sent bon la simplicité, l’odeur des planches canailles de charcuteries, les conversations enjouées de comptoir… bref, un bar en dehors du temps… et où les âmes « s’altèrent », se grisent et se perdent dans les brumes du vignoble…

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Vous reprendrez bien un verre… de Sancerre ?

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A la vôtre !

 

Et si on buvait un « Fiefs-Vendéens » ?

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Anciennement dénommés Fiefs du Cardinal, car Richelieu avait fait son ordinaire de ces vins créés au Moyen-Âge par les moines, les Fiefs Vendéens ont décroché leur AOP en 2011.

Ce vignoble d’une superficie de 480 ha, est implanté le long du littoral atlantique (à mi-chemin entre Nantes et La Rochelle), sous la forme de 5 terroirs situés sur la toute dernière butte du Massif armoricain avant le Marais poitevin.

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Le substrat géologique est relativement homogène, et reflète le fait que ce vignoble épouse le bord du socle armoricain (gneiss, rhyolites, amphibolites comme en Muscadet).

Moi qui considérais jusqu’à présent les vins des Fiefs Vendéens comme des vins de table franchement quelconques, « vite bus et vite pissés », j’ai complètement revu ma position en buvant la cuvée Les Clous 2011 du domaine Saint-Nicolas (Thierry Michon). Quelle claque !

Il est clair que le vent du renouveau souffle sur le pays de Brem-sur-Mer. Réaliser un tel vin « haute couture » en pleine Vendée en bordure d’anciens marais salants, cela tient du tour de force !

Au domaine Saint-Nicolas, les vignes de Chardonnay et de Chenin sont implantées sur le terroir de Brem, terroir pauvre et difficile à magnifier. Elles s’étendent sur des légers coteaux exposés sud-est sur des sols argilo-schisteux. Dans ce coin situé entre mer, forêt et marais, les vignes sont constamment balayées par les embruns vivifiants de l’Atlantique. Il en résulte des vins blancs secs et fruités, marqués par une pointe saline.

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Dégustation de la cuvée Les Clous 2011 du Domaine Saint-Nicolas

  • Cépages : 60% Chenin, 30% Chardonnay et 10% Groslot gris
  • Age moyen des vignes : 15 à 25 ans, plantées sur sol argilo-schisteux.
  • Petit rendement (28hl/ha), approche biodynamique depuis 1993, élevage en foudres et cuves inox pendant 6 mois.
  • Impressions de dégustation : Au premier nez, on sent un bouquet d’agrumes. En bouche, fraicheur, tension et minéralité sont au rendez-vous. Le vin est également séveux. Il présente un fruité intense (chair de pêche). On navigue entre équilibre, finesse et pureté. La finale est délicatement saline (air marin oblige…).
  • Prix : autour de 13 euros.

Bref, un vin blanc sec qui joue dans la cour des grands ! A l’aveugle, c’est un vin bluffant qu’on prendrait facilement pour un vin issu des plus beaux terroirs ligériens à Chenin !

Si vous voyez ce vin à la carte d’un restaurant, foncez ! Je parie qu’il surprendra vos compagnons de tablée quand ils dégusteront leur plat de poisson.

Plus d’infos sur les vins de ce domaine, ici : http://www.domainesaintnicolas.com/

Le vin noir de la mélancolie

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El Desdichado

« Je suis le ténébreux, – le veuf, – l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie
Ma seule étoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.
Dans la nuit du tombeau, toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s’allie.

 

Suis-je Amour ou Phébus ? … Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;
J’ai rêvé dans la grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron ;
Modulant tout à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée. »

Gérard de Nerval, Les Chimères (1854)

Quel vin boire en lisant ce poème romantique de Gérard de Nerval ?
Un vin d’encre, un black wine ! La perle noir de Cahors, la cuvée La Fage du domaine Cosse-Maisonneuve, idéale pour voguer vers les rives du pays des rêves où résonne la lyre d’Orphée.
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Comme ce « soleil noir », ce vin est l’oxymore de Cahors, une explosion de fruits noirs (myrtilles, mûres) portée par des tanins de velours. La Fage est un Cahors élégant, souple et digeste, à l’opposé de certains vins lourdingues et aux tanins putassiers, qui sont encore trop légion dans cette appellation et dont « la bouche est courte et creuse comme un haïku de Francis Lalanne » (Léon Mazzella, Le Dictionnaire chic du vin) !

La liqueur des Dieux !

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« La liqueur des Dieux »... ce sont les mots de Victor Hugo pour parler du Cognac !

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Il est vrai que cette liqueur qui enivre les anges (20 millions de bouteilles s’évaporent des chais chaque année !) vous fait tutoyer les cimes célestes, l’Olympe vineux.

Cet élixir, dont la production est exportée à 97% vers les USA et l’Asie (le made in France ne fonctionne guère pour le Cognac, puisque depuis de nombreuses années, il souffre d’une désaffection des français qui lui préfèrent la vodka ou le whisky… NDLR: un comble !), prend vie dans l’alambic en cuivre charentais, sorte d’antre de Vulcain !

La légende raconte qu’une nuit, le chevalier Jacques de La Croix Marron de Segonzac, viticulteur très pieux et un peu poète, rêva que le diable voulait lui voler son âme en la faisant bouillir. Sa foi était si profonde que son âme résista à la première cuisson et Satan dut le faire bouillir une seconde fois. A son réveil, le chevalier décida d’appliquer cette technique à son eau-de-vie. Ainsi naquit la double distillation.

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Le bouilleur de cru distille donc le vin blanc (issu essentiellement de la vinification du cépage Ugni blanc qui possède une forte acidité) à deux reprises pour donner naissance à cette eau de vie qui se liquéfie dans l’incandescence de l’alambic de feu.

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En hiver, plus de 2 000 alambics sont, jour et nuit, en ébullition et ce, jusqu’au 31 mars suivant la récolte. Une ambiance particulière règne alors en pays cognaçais. Le feu alimentant la chauffe, les briques rougeoyantes, le bouillonnement et les vapeurs d’alcool, les courbes cuivrées des alambics transforment le paysage en une véritable terre de feu.

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Après un subtil assemblage réalisé par le maître de chai, l’eau de vie obtenue mûrit dans l’ombre des chais pendant de nombreuses années, au cours desquelles elle va accomplir sa métamorphose divine…IMG_3120

Deux ans et demi minimum sont nécessaires pour obtenir le nom de « Cognac » ! Durant ces années de vieillissement, l’eau de vie va s’entêter des tannins du bois de chêne, acquérir ses célèbres arômes de violette et cette grande complexité aromatique (arômes floraux, fruités). Après une dizaine d’années passées en fûts, apparaissent des arômes de rancio qui apportent moelleux et douceur au cognac.

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Parallèlement, elle va se colorer pour aller du jaune à ce célèbre brun ambré !

Lorsque vous allez à Cognac, vous serez surpris par la couleur noire des chais, qui peut donner un côté triste à cette ville. Non ce ne sont pas des poussières de cendres : même si Vulcain n’est pas loin, vous ne verrez pas de volcans dans le secteur ! Non ce n’est pas non plus de la suie, point de terrils en vue ! Il s’agit en fait d’un champignon nommé Torula compniacensis qui se complait dans cette atmosphère saturée de vapeurs d’alcool. C’est lui qui laisse son empreinte sur les murs, tuiles et arbres entourant les chais. Il est la preuve que les anges ont pris leur part du butin dans l’ombre des distilleries (procédé au demeurant indispensable pour faire baisser le degré d’alcool de l’eau de vie et la ramener à 40°) !

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Par Vulcain ! Si vous passez dans le coin, goûtez absolument au Cognac du domaine Jean Fillioux, issu de La Grande Champagne (ou Premier Cru), meilleur terroir composé d’épaisses couches calcaires, d’où son nom. Cette petite maison familiale produit sans doute l’un des meilleurs Cognacs :

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Paysage de La Grande Champagne

Très Vieux Cognac Jean Fillioux

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C’est en fait un XO (Extra Old), c’est à dire un cognac dont la plus jeune eau-de-vie de l’assemblage est âgée de 6 ans minimum. En réalité, il est composé de nombreuses eaux de vie de plus de 25 ans, voire de 40 ans (NB : Comme pour le Porto ou le Rhum, l’âge d’un cognac est l’âge de la plus jeune eau-de-vie qui rentre dans l’assemblage).

En bouche, ce Cognac est « surpuissant » ! Il est très pâtissier,  développe des arômes de fruits confits, de reine-claude, de caramel, d’écorces d’orange, des notes finement vanillées et pralinées, des épices douces.  Il est d’une longueur épatante…

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« Déguster un vieux cognac,

C’est fouler les sous-bois d’automne,

C’est sentir l’écorce d’un vieux cèdre,

C’est boire un coucher de soleil sur la route des Indes,

C’est sentir le parfum de l’Orient et de ses épices,

C’est pénétrer le cœur d’un rucher,

C’est cueillir des brassées de fleurs sèches,

C’est se promener dans des vergers de fruits mûrs,

C’est une incandescence intemporelle,

Qui enflamme le verre ! »

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Le Cognac, un adepte de la Queue de Paon 😉

La tentation du Porto…

Itinéraire capiteux

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« Nous irons à Porto

Écouter un air de Fado

Sous l’ombre des oliviers

Et des fleurs d’orangers

Nous irons à Porto

Respirer l’odeur des chais

Pour caresser du palais

La fougue d’un Ruby

Le vieux cuir d’un Tawny

Nous irons à Porto

Saluer les rabelos

Et nous perdre dans les ruelles du Ribeira

Jusqu’à la Vila Nova de Gaia »

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NB : Toutes ces affiches sont celles de la maison de Porto « Ramos Pinto » qui a su s’entourer des plus grands artistes de la Belle Époque pour réaliser les étiquettes publicitaires de ses vins : à l’époque, elles firent même scandale. On le comprend aisément, difficile de faire plus subversif 😉